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Vous avez rempli vous-même vos déclarations de revenus ou vous avez confié cette tâche à un préparateur. Au terme du processus, vous aviez droit à un remboursement d’impôt de quelques centaines ou quelques milliers de dollars de la part des gouvernements.

À tort ou à raison, la plupart d’entre nous apprécient le fait de recevoir un remboursement d’impôt. On a l’impression qu’il s’agit d’une surprise et qu’on bénéficie d’une entrée d’argent imprévue !

Tant mieux, mais qu’en est-il vraiment ?

Cet argent n’est pas tombé du ciel. Ce n’est pas une question de chance ou de malchance ni un cadeau que vous fait le gouvernement. Cet argent vous appartient. Il était seulement dans les coffres de l’État, car il vous a été perçu en trop.

Autrement dit, toute l’année, vous avez payé trop d’impôt. On vous remet simplement ces montants payés en trop.

Vous avez en quelque sorte généreusement financé l’État pendant quelque temps, et ce, sans intérêt.

Pourquoi en est-il ainsi ?

Que vous soyez salarié, travailleur autonome ou retraité, vous serez imposé sur vos revenus tout au long de l’année. Vous payez alors vos impôts par retenue à la source ou par acomptes provisionnels.

Ce processus n’est pas parfait. Il ne considère pas l’ensemble des crédits d’impôt et des déductions auxquels vous avez droit. Lorsque vous remplissez vos déclarations de revenus, le tout se réajuste. Soit vous avez droit à un remboursement, soit vous avez un solde dû aux gouvernements.

Quoi faire alors avec votre remboursement d’impôt ?

Partir en voyage ou gâter vos proches pourrait être tentant. Par contre, il serait plus raisonnable en premier lieu d’envisager de rembourser vos dettes ou d’épargner en prévision de l’avenir en cotisant à votre CELI, à un REER ou encore à un REEE.

Vous devez de l’argent au fisc ?

Si vous n’avez pas droit à un remboursement d’impôt et qu’au contraire vous devez verser de l’argent supplémentaire aux gouvernements, ce n’est pas que vous êtes malchanceux ou que l’univers est contre vous. Bien que cela puisse être désagréable, ce pourrait même être à votre avantage.

L’argent que vous devez aux gouvernements était entre vos mains, plutôt que dans les coffres de l’État. Si vous avez utilisé cette somme à bon escient, il se peut que vous en sortiez gagnant.

Les cotisations REER

Les cotisations que vous effectuez à votre REER sont l’un des éléments qui font en sorte que vous pourriez recevoir un important remboursement d’impôt. En effet, les cotisations REER que vous effectuez sont déductibles de vos revenus, réduisant votre charge fiscale et votre impôt payable.

À moins qu’il s’agisse de cotisation à un REER collectif, le fait que vous cotisiez à vos REER n’a pas d’incidence sur vos retenues à la source. Celles-ci sont alors identiques à celle que vous auriez subie sans que vous ayez cotisé à vos REER.

Pourtant, votre revenu imposable sera inférieur et vous aurez en réalité moins d’impôt à payer que ce qui vous a été prélevé, faisant en sorte que vous aurez droit à un remboursement d’impôt.

Les frais de garde

Un autre élément qui fait en sorte que vous bénéficiez d’un appréciable retour d’impôt est relatif à la fiscalité des frais de garde d’enfants. Si vous êtes parent de jeunes enfants et que ceux-ci fréquentent un service de garde, les frais que vous engagez pour un tel service réduisent votre charge fiscale.

En effet, au fédéral, les frais de garde sont déductibles de vos revenus tandis qu’au Québec, ceux-ci donnent plutôt droit à un crédit d’impôt remboursable, sauf s’il s’agit d’un service de garde subventionné.

Bref, les frais de garde d’enfants que vous assumez viennent réduire votre charge fiscale, faisant en sorte que vous aurez probablement droit à un remboursement d’impôt.

Planifiez votre charge fiscale

Afin d’éviter les surprises, prévoir et planifier l’implication de votre charge fiscale sur vos finances personnelles est primordial. Peut-être que vous vous sentirez moins chanceux, mais vous serez en meilleur contrôle de vos finances.